Escargot de Bourgogne (Helix pomatia) et escargot turc (Helix lucorum): apprendre à les distinguer ! 36


La situation climatique que nous connaissons avec des printemps particulièrement pluvieux se prête parfaitement à l’exercice que nous vous proposons: apprendre à distinguer deux escargots l’un étant une espèce indigène, l’escargot de Bourgogne (Helix pomatia) et l’autre une espèce exotique, l’escargot turc (Helix lucorum).

Capture d'escargots de Bourgogne pour comptage.

Élémentaire de les distinguer me direz vous ? Pas si simple car les deux espèces ont à l’âge adulte une taille comparable, des aires de répartitions géographiques qui se chevauchent dans plusieurs pays d’Europe, co-habitent désormais dans de nombreuses régions françaises et enfin s’accouplent de façon comparable par accolement de la sole pédieuse.

L’escargot de Bourgogne (Helix pomatia)

L’escargot de Bourgogne est une espèce indigène de Bourgogne notamment. En l’an 1900, une pétition signée par 500 marchands d’escargot fut présentée au conseil municipal de Paris pour obtenir un plus grand emplacement aux Halles Centrales où il s’en vendait plus de 1 200 000 kg par an ! Dijon était alors un des principaux centres d’expédition: une maison dijonnaise vendait à elle seule environ 3 000 000 de spécimens par an ?

Escargot de Bourgogne (Helix pomatia)

A l’âge adulte, on le reconnait grâce à sa très grande coquille globuleuse, épaisse, ocre à blanc crème avec des stries d’accroissement, d’une taille de 40 mm de hauteur et de 41 mm de diamètre.

Cette espèce fait l’objet d’une protection réglementaire nationale sur le territoire français.

L’escargot turc (Helix lucorum)

Introduit en 1883 dans les jardins proches de Lyon, il est resté longtemps cantonné dans ce secteur localisé. Désormais, il est signalé en Haute Provence, dans les Alpes, l’Ariège, l’Aude, le Cantal, le Vaucluse, la Charente maritime et aujourd’hui la Côte d’Or.

Escargots turcs (Helix lucorum)

Sa coquille à l’âge adulte mesure 45 mm de hauteur et 35 mm de diamètre. Elle est globuleuse et présente des stries brunes irrégulières. Cette espèce originaire du Sud-Est de l’Europe s’acclimate désormais dans nos régions.

Les deux espèces peuvent-elles se croiser ?

A notre connaissance, il n’a pas été signalé d’observation d’hybrides. Pour savoir si le croisement est effectivement possible, il faudrait réaliser des élevages d’individus isolés de chaque espèce et les mettre en couple au moment de la reproduction comme l’ont fait Monsieur Lucien GOMOT et Madame Annette de VAUFLEURY pour le petit gris (Helix aspersa aspersa) et le gros gris (Helix aspersa maxima)

L’escargot turc est-il une menace pour l’escargot de Bourgogne ?

Il semble que la réponse soit négative mais la situation mérite surveillance car l’espèce exotique gagne peu à peu l’ensemble du territoire national métropolitain. Mais comment ? A ce sujet il serait intéressant de connaître par analyse de l’ADN mitochondrial, les parentés génétiques de cette espèce qu’on hésite toujours encore à qualifier d’invasive. Rien n’indique qu’il ne s’agisse pas d’adaptation de cette espèce au cours du temps, peut être favorisée par l’évolution climatique.

Il semble aussi que l’escargot dispose d’une capacité de franchissement d’obstacles verticaux supérieure à celle de l’escargot de Bourgogne observations fréquentes de spécimens montants très haut le long de murs verticaux d’immeubles)

Il serait également intéressant de suivre la répartition et le comportement de ces deux espèces qui co-habitent désormais dans bien des régions françaises: choix alimentaires et compétition, cycle d’activité, reproduction.

Nous invitons naturellement tout internaute à alimenter cet article par tout commentaire ou observation.

Cet article est rédigé sur la base d’une contribution conjointe de Madame Annette de VAUFLEURY (annette.devaufleury@univ-fcomte.fr) du laboratoire de Chrono-environnement de l’Université de Franche Comté à Besançon et de Monsieur Lucien GOMOT, Président de l’Association de Sauvegarde de l’Escargot de Bourgogne et de Promotion de l’Escargot Fermier (ASEBPEF), également membre de Forestiers du Monde®. Nous tenons ici à les remercier.

 Une première réponse ministérielle

Les commentaires reçus sur notre site suite à la publication de cet article nous ont conforté dans l’idée que le sujet de l’expansion de l’espèce exotique Helix lucorum méritait d’interpeller l’Etat officiellement. Vous trouverez ici le courrier du ministère de l’Ecologie daté du 27 juillet 2015 reçu ce jour. Affaire à suivre donc…

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36 commentaires sur “Escargot de Bourgogne (Helix pomatia) et escargot turc (Helix lucorum): apprendre à les distinguer !

  • Lilian Leonard

    Bonjour,
    J’aimerais avoir des précisions sur cet élément « Désormais, il est signalé en Haute Provence, dans les Alpes, l’Ariège, l’Aude, le Cantal, le Vaucluse, la Charente maritime et aujourd’hui la Côte d’Or. »
    Avez- vous des sources pour ces informations? Des publications ou autres?

    Cordialement

    Lilian LEONARD
    Chargé de mission – Malacologie
    Service du Patrimoine Naturel du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris
    e-mail: lilian76280@gmail.com

    • Jean Noel CABASSY Auteur de l’article

      Lilian, bonjour,
      Merci pour l’intérêt porté à notre publication sur le sujet. L’article a été rédigé il y a déjà quelques années (2009, 2010 ?) sur notre précédent site Internet. De mémoire, les informations avancées proviennent d’une synthèse des données recueillies par lectures croisées de différents articles sur Internet puis d’observations réalisées à l’occasion de déplacements privés des membres bénévoles de Forestiers du Monde® comme ce fut notamment le cas pour la Côte d’Or (siège fondateur de Forestiers du Monde®). C’est d’ailleurs à l’occasion d’observation de cette espèce en Côte d’Or que l’idée de faire un article sur le sujet avait germé.
      Notre ambition est qu’une campagne nationale annuelle d’observation de ce mollusque soit engagée sous l’égide du MNHN. Il nous parait relativement simple de demander à ce que les services forestiers procèdent à tout signalement d’observation de cette espèce exotique afin de savoir déjà comment elle progresse et à quel rythme. Reste ensuite à étudier son impact sur la flore locale et vis à vis de l’espèce Helix pomatia. Dernière donnée: nous avons observé la grande capacité de ce mollusque exotique à monter très haut sur des murs verticaux et donc à franchir des obstacles (comme en ville par exemple au sein de laquelle il semble se plaire) contrairement à notre escargot de Bourgogne plutôt forestier.
      Bref, une fois encore, c’est un vrai sujet d’étude. Forestiers du Monde® reste naturellement prête à contribuer dans la mesure de ses moyens à toute étude sur ce sujet.
      Salutations forestières citoyennes.

      Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

  • Sadaillan Robert

    J’ai observé des escargots turcs il y a plus de 20 ans à Cavaillon dans le vaucluse ( ils étaient sur des branches d’oliviers),j’en ai depuis dans mon jardin où ils prolifèrent beaucoup.

    R. Sadaillan

    • Jean Noel CABASSY Auteur de l’article

      Robert, Bonsoir,

      Merci pour votre commentaire qui confirme la présence de l’espèce Helix lucorum dans le Vaucluse. Il faudrait aussi connaître la position officielle de l’Etat français sur le sujet. Que faire en sa présence ?
      Nous allons adresser une demande officielle et nous publierons la réponse sur notre site.

      Salutations forestières citoyennes.

      Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

  • chicot

    bonsoir je voulait juste vous signaler qu’en région parisienne (Rueil Malmaison et bezons ) j’ai ramasser des escargots turc dans un terrain en friche

    • Jean Noel CABASSY Auteur de l’article

      Bonsoir et merci pour votre signalement. Des données nous sont régulièrement adressées tendant à démontrer que l’espèce est désormais présente dans de nombreuses régions françaises métropolitaines.
      Salutations forestières citoyennes.

      Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

  • Armelle ROPERT

    Bonjour,
    Cet escargot turc est arrivé en île de France. Je l’ai aperçu dans un jardin à St Michel sur Orge ( 91). J’en ai vu trois il y a trois jours et ce matin en rendant visite au propriétaire du jardin j’en ai encore vu deux.
    Je ne connaissais pas cet escargot avant de tomber sur votre site ce matin.

    • Jean-Noël CABASSY

      Potter, Bonjour,
      Vous avez raison. En fait, nous ne sommes pas en mesure d’indiquer la cause de cette introduction mais on peut légitimement penser que les échanges commerciaux internationaux, les voyages internationaux avec leurs lots d’espèces locales rapportées en souvenir voire encore des expérimentations pour développer des élevages commerciaux sont autant d’hypothèses qui mériteraient d’être étudiées. Sans doute des analyses génétiques seraient elles précieuses sur ce sujet mais nous doutons qu’elles soient en jour engagées.
      Salutations forestières citoyennes.

      Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

    • Denis

      Bonjour, j’habite dans le haut Var (Barjols) et je constate la présence de spécimens d’helix lucorum dans mon jardin depuis quelques années. Ils sont actuellement au nombre de 15 spécimens sur 200metres carré environ, leur coquille fait environ 45mm de diamètre, ils se cachent volontiers dans les murs en pierre sèche et dans les buissons de genêts. D’après ce que j’ai pu apprendre auprès des voisins, ils ont été apportés volontairement par certains d’entre eux depuis les Alpes et le Vaucluse. J’en ai d’ailleurs moi-même trouvé au pieds du mont Ventoux, les spécimens vu la bas était de taille exceptionnellement grande (diamètre de coquille 60mm environ).

      • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

        Denis Bonjour. Merci pour votre message. Nous espérons que notre article aura été utile pour confirmer l’identification et l’expansion de cette espèce. Merci également pour votre vigilance citoyenne en matière de biodiversité. On peut penser que nombre de citoyens confondent Helix lucorum (Espèce Exotique Envahissante) avec Helix pomatia et pensent aider à la recolonisation d’Helix pomatia en le déplaçant volontairement. En réalité, ils contribuent à l’expansion d’une EEE ! En fait, il faudrait adopter en milieu naturel la seule consigne de ne jamais rien ramasser ( hormis les déchets naturellement !). Ou bien alors s’assurer qu’on dispose des connaissances élémentaires en écologie et savoir contribuer à la destruction des EEE dans les règles !
        Et à l’occasion de vos futures promenades en forêt, concentrez vous aussi sur les jeunes frênes afin de tenter de rechercher ou bien les chenilles du Damier du frêne ou bien les soies des nids vides. L’exercice est plus difficile. Vous trouverez toutes les informations relatives à ce papillon forestier protégé en voie de disparition dans l’article consacré à cette espèce. On reste en contact ? Nous pouvons poursuivre ces échanges si vous le souhaitez sur l’adresse Forestiers-du-Monde.France@sfr.fr Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®.

  • Diane

    j’ai pu en observer plusieurs cette année dans les hauts de seine, à Châtillon et à Montrouge. Ils se distinguent par leur grande taille et le contraste des bandes claires sur leurs coquilles. Ceux que j’ai vu avaient le corps marron, ce qui les différencie aussi des autres escargots dont le corps tire sur le gris/vert.

  • Laurent Londeix

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui apporte des informations intéressantes sur ces deux espèces, H. pomatia et H. lucorum, mais me laisse totalement sur ma faim concernant ce qu’il annonce : «apprendre à les distinguer». Les descriptions sont très sommaires et entrecoupées de considérations historico-économiques (intéressantes, certes) qui gagneraient à être détachées de la partie description.
    Là où je reste sur ma faim, c’est qu’il n’y a pas de comparaison. Or dans les zones où les deux espèces cohabitent, il m’est apparu difficile d’attribuer certains spécimens à l’une où à l’autre de ces espèces. J’ai constaté que la plupart des individus de H. lucorum ont le pied sombre, alors que celui des « Bourgognes » ont le pied clair. Est-ce un réel critère distinctif ? Certains spécimens ont un pied clair et une coquille de couleur intermédiaire entre les « Turcs » et les « Bourgognes ». A quelle espèce les attribuer ? Est-ce des hybrides ?
    Ces constatations sont récentes (mai 2019), faites dans les Alpes-de-Haute-Provence.
    D’avance merci si vous pouvez m’éclairer sur ces points.
    Cordialement,

    • CABASSY

      Mr Laurent LONDEIX, Bonjour. Tout d’abord, merci pour votre contribution et vos réactions. En fait la comparaison est assez simple et il suffit d’en avoir vu un de chaque espèce pour les distinguer facilement ensuite.
      La coquille de l’escargot de Bourgogne (helix pomatia) est de couleur uniforme et se situe entre les couleurs ocre et blanc crème. Cette uniformité de couleur est déjà suffisante pour le distinguer de l’escargot turc (helix lucorum) dont la coquille présente des stries brunes. Sa coquille n’est donc pas de couleur uniforme et tend vers le brun. Je vous propose de nous écrire à l’adresse suivante: Forestiers-du-Monde.France@sfr.fr et nous vous adresserons quelques clichés supplémentaires pour les distinguer. Vous pouvez aussi nous adresser vos clichés et nous vous répondrons !
      Salutations forestières citoyennes.

      Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

  • Allano

    Nous habitons les Alpes de Haute Provence et je vous signale que nous avons beaucoup de gros escargots turcs (hélix lucorum) .
    Nous venons d’avoir la pluie et je viens d’en ramasser environ 50 . J’essaie de préserver mes tomates mais les tiges des œillets d’inde ainsi que les fleurs sont totalement mangées.

  • senard

    Bonjour,
    De passage sur la commune de Montignac-le-Coq dans le 16 à la limite de la Dordogne j’ai aperçut cet escargot qui est en nombre prés de a mairie de cette commune.Enfant je ramassait des Bourgognes et je me suis posé des questions sur cet escargot différent. D’où mes recherches sur internet et la découverte de votre site.

    Cordialement

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      Madame, bonsoir,
      Merci pour votre signalement. L’intérêt de notre article était de permettre à des citoyens de trouver quelques réponses et le cas échéant contribuer à l’estimation de la propagation de cette espèce sur le territoire national français métropolitain.
      Salutations forestières citoyennes.

      Jean-Noël CABASSY
      Forestiers du Monde® – France

  • Etienne

    Une invasions dans mon jardin… Plus de 300 ramassé par ans. En quiche, beurre persillé, ou même du caviar d’escargots tout y passe…
    Malheureusement les bourgogne on disparu. Surtout dans les régions urbaine, il mange certaine choses que les bourgognes ne mange pas et sont beaucoup plus résistant au engrais pesticides ou autres….
    Et je pense avoir des hybrides ou une espèces voisine.
    Je suis de dijon et malheureusement les bourgogne ce font rares. Même après réintroduction ils disparaissent je pense plutôt a la polution que une concurrence

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      Etienne, Bonjour. Tout d’abord merci pour votre message et l’information. Les expériences conduites par chacun de nous pourraient un jour prochain peut-être permettre l’émergence d’une méthode ou une technique pour limiter les populations d’Helix lucorum dont la prolifération est surprenante. Personnellement, dans mon jardin au sein duquel tout traitement chimique est proscrit depuis plus de 10 ans, j’observe une faible population d’escargots de Bourgogne que je tente de favoriser en facilitant la reproduction par rapprochement de spécimens. Il faut aussi garder présent à l’esprit que les escargots turcs sont particulièrement visibles, capables de franchir des obstacles verticaux sans difficulté et les escargots de Bourgogne beaucoup plus discrets. Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde® – France

  • Mireille Gendrot

    j’ai trouvé hier samedi 2 mai 2020 un helix lucorum adulte , vu sa taille.
    j’habite Arles sur Tech, 66150, une localité des Pyrénées Orientales

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      Mireille, Bonjour. Merci pour votre message. Nous espérons que notre article aura été utile pour confirmer l’identification et l’expansion de cette espèce. Merci également pour votre vigilance citoyenne en matière de biodiversité. Et à l’occasion de vos futures promenades en forêt, concentrez vous aussi sur les jeunes frênes afin de tenter de rechercher ou bien les chenilles du Damier du frêne ou bien les soies des nids vides. L’exercice est plus difficile. Vous trouverez toutes les informations relatives à ce papillon forestier protégé en voie de disparition dans l’article consacré à cette espèce. On reste en contact ? Nous pouvons poursuivre ces échanges si vous le souhaitez sur l’adresse Forestiers-du-Monde.France@sfr.fr Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®.

  • Briand

    Bonjour à toutes et à tous . Mr Cabassy .
    Nous sommes proprietaires d un pavillon a vanves depuis 11 ans . Notre jardin a toujours compté plusieurs dizaines de specimens d Helix Lucorum , que je pensais jusqu’à aujourd’hui etre des escargots de Bourgogne.
    Ils sont donc présents à Vanves (92) depuis au moins 12 ans .
    Cordialement

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      M. Benoit BRIAND, Bonjour. Merci pour votre message. Il confirme ce que nous pensions, à savoir que la confusion entre les deux espèces aura favorisé l’expansion d’Helix lucorum. Désormais vous savez quoi faire et si l’occasion se présente pourquoi ne pas tenter la consommation d’Helix lucorum ? Il reste plusieurs points à élucider au sujet de cette expansion. Croisez vous toujours Helix pomatia dans votre jardin au regard de la population d’Helix lucorum ? Il faudrait désormais tenter d’agir en faveur d’Helix pomatia en expérimentant le rapprochement d’adultes afin d’assurer les rencontres en mesure d’assurer une reproduction sexuée. Et si qui sait si cette population de mollusques ne finira pas par attirer un hérisson femelle et ses petits ! Il faudrait aussi tenter d’observer si les hérissons consomment Helix lucorum. D’autres internautes sensibles à ce sujet pourraient peut-être contribuer à ce sujet et apporter une réponse ou des éléments de réponse. Nous pouvons poursuivre ces échanges si vous le souhaitez sur l’adresse Forestiers-du-Monde.France@sfr.fr Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®.

      • Frédéric Vivien

        Bonjour

        Nous habitons, dans la ville de Lyon, une maison avec un jardin abritant une population que j’estime à 200 Helix lucorum. Aucune plante dont ces escargots sont friands, comme les lupins, n’a le temps de pousser dans notre jardin. Quelle ne fut pas notre joie, il y a quelques années, quand une portée de hérisson s’est installée dans notre jardin et dans les deux jardins qui l’encadrent. Cette série de trois jardins est un cul-de-sac dont il est très difficile de s’échapper pour un hérisson, les terrains de ces jardins ayant un niveau historique 2m plus bas que les rues environnantes. Il y a eu jusqu’à 6 hérissons simultanément, mais tous ont disparu, la plupart étant a priori morts de faim (sorties de plus en plus tôt dans la journée, etc.). La première année, vu leur comportement, nous avons dû leur fournir un complément alimentaire (et nous avons surveillé leur prise de poids !), afin qu’ils aient une chance d’être assez gros pour pouvoir survivre à l’hiver. Nous n’avons plus de hérissons dans notre jardin, mais la colonie d’Helix lucorum est aussi importante qu’avant, et je n’ai jamais eu l’impression qu’elle avait sensiblement régressée. Mon impression est que les hérissons ne mangent pas Helix lucorum, tout du moins les hérissons lyonnais…

        • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

          M. Frédéric VIVIEN, Bonjour. Nous vous remercions pour votre commentaire. Nous partageons votre constat de non ou faible consommation d’Helix lucorum par le hérisson d’Europe ce qui pourrait expliquer la prolifération de cette espèce d’escargot envahissante. En effet, une espèce devient envahissante dès lors qu’elle n’a pas ou plus de prédateur naturel. Nous avions fait ce constat alors qu’une famille de hérisson d’Europe était installée au siège de Forestiers du Monde® sur Dijon. Cette espèce d’escargot semble particulièrement prolifique dans nos campagnes. Savez vous si elle peut être consommée auquel cas, la prédation humaine pourrait se substituer à l’absence de prédation par les hérissons d’Europe, au moins pour les jardins domestiques. Qu’en pensez vous ? Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

  • Sans Jean-Charles

    Chez moi en soule vallée du pays basque dans le 64 on ne voit plus que des turcs. Gamins je n en avais jamais vu. Que des petits gris.
    Mais maintenant olus de petits gris seulement des gros, très gros escargots turcs. Ou un croisement!

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      M. Jean-Charles SANS, Bonsoir. Merci pour votre message qui confirme la progression de l’expansion de cette espèce. Salutations forestières citoyennes.Jean-Noël CABASSY

  • Quintin

    Bonjour, je viens d’emménager à Rueil Malmaison, dans une maison avec jardin, dans ce dernier prolifèrent des escargots énormes que j’ai tout de suite pris pour des des Bourgognes. À la lecture de votre article il semblerait que ce soit plutôt des hélix lucorum. Il sont magnifiques ! Voilà mon témoignage. Rueil Malmaison le 03/07/2020
    Sophie Quintin

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      Mme Sophie QUINTIN, Bonjour. Merci pour votre message et votre témoignage. Bien souvent, la taille fait que l’on confond Helix lucorum avec Helix pomatia. Avez vous observé des escargots de Bourgogne malgré la présence d’helix lucorum ? Car le vrai sujet est de savoir si les deux espèces peuvent se développer simultanément ou si helix lucorum occupe l’habitat naturel de l’escargot de Bourgogne; le risque de la prolifération de l’escargot turc est bien la disparition de l’escargot de Bourgogne. N’hésitez pas à nos tenir informés de vos observations. Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

      • Mathieu Schwartz

        Bonjour,
        J’habite à Colombes dans les Hauts de Seine. Depuis quelques années je ramasse (et je cuisine) une fois par an une cinquantaine d’escargots dans mon jardin. Cette année il y en avait vraiment beaucoup alors j’avais l’idée d’en transporter quelques uns en Bourgogne chez ma mère où l’on n’en trouve guère pour tenter d’y implanter une colonie. J’étais en effet persuadé d’avoir à faire à d’authentiques escargots de bourgogne (helix pomatia). Or je découvre ce site et je pense qu’il n’y a pas d’erreur possible, ce sont bien des helix lucorum à qui j’ai à faire (j’ai des photos si vous voulez). Et je pense qu’il n’y a aucun hélix pomatia parmi eux. D’où deux questions :

        – Est ce que les règles sont les mêmes pour les hélix lucorum (je fais bien attention chaque année à respecter les dates de ramassage et la taille autorisée) ? Est-ce qu’il est opportun de les transporter dans une autre région (je suppose que non) ? Merci de vos réponses

        • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

          M. Mathieu SCHWARTZ, Bonjour. Merci pour votre message. En effet, impossible de confondre les deux espèces une fois qu’on a bien conscience qu’il existe deux espèces dont les spécimens à taille adulte sont pratiquement similaires. La règlementation relative au ramassage et à la cession à titre gratuit ou onéreux (arrêté du 24 avril 1979) ne concerne pas Helix lucorum ou escargot turc. Vous pouvez ( devez !) les ramasser et les cuisiner car c’est l’une des meilleures solutions de lutter contre l’expansion de ces populations; car à ce jour, impossible de dire si cette espèce se développe au détriment d’Helix pomatia. Mais s’agissant de deux escargots, on peut imaginer que si l’une se développe sans prédation, cela prive l’autre de ressources alimentaires. Quant au transport d’Helix lucorum vous avez compris que ce n’est pas du tout opportun s’agissant d’une espèce non autochtone et dont la prolifération ne fait l’objet d’aucune enquête nationale ou européenne ( à notre connaissance). A ce sujet, nous invitons tout internaute qui disposerait d’informations à bien vouloir les partager avec nous ! Accepteriez vous de partager votre recette pour les cuisiner afin que chacun puisse s’il le souhaite faire œuvre utile et contribuer ainsi utilement à limiter l’expansion d’Helix lucorum ? En vous remerciant encore, Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde®

          • Mathieu Schwartz

            Bonjour et merci de votre réponse. Je ne vais donc pas les transporter et je serai sans doute un peu moins rigoureux sur les dates de ramassage puisque la réglementation ne les concerne pas.
            S’agissant de la cuisine, je n’ai pas de recettes spécifiques. Je vais chercher sur internet. Le plus classique se sont les fameux escargots persil/ail/beurre mais j’ai déjà aussi tenté avec succès les différentes recettes de tourte aux escargots (aux épinards, à la tomate) qui sont beaucoup mieux acceptés par ceux qui sont rebutés par l’idée de manger des escargots.
            Le plus délicat est de les préparer. N’étant guère adepte de la méthode traditionnelle qui consiste à les faire baver dans le sel ou le vinaigre, j’utilise une méthode « moins cruelle  » trouver sur internet sur le lien ci-dessous :
            http://www.heliciculture.net/preparation-cuisine/preparation/47-preparation-de-base
            Bonne journée !
            Mathieu Schwartz

  • Danielle

    Bonjour
    J’habite en Charente et depuis 4 ou 5 ans j’ai observé d’énormes escargots dans mon entourage. Je pensais que c’était des escargots de Bourgogne avant d’avoir lu plusieurs informations sur Internet. Mais ils correspondent à l’escargot Turc. Par contre il y en a qui sont blancs et aussi gros, sont ils de la même espèce ?

    • Jean-Noël CABASSY Auteur de l’article

      Madame, Monsieur, bonjour. Merci pour votre courriel et votre intérêt pour ces deux espèces. Désormais, vous savez distinguer Helix lucorum et Helix pomatia. Helix pomatia présente une coquille uniformément beige mais ce beige peut varier et lorsque l’escargot est mort, la coquille devient toute blanche. Accepteriez vous de nous adresser un cliché de l’escargot blanc aussi gros dont vous parlez à l’adresse Forestiers-du-Monde.France@sfr.fr afin que nous puissions vous répondre avec certitude ? Salutations forestières citoyennes. Jean-Noël CABASSY Forestiers du Monde® – France