Vendredi 27 mars 2026, toute la journée, les classes de sixième du collège Champollion de Dijon et des grandes sections CM1 – CM2 de l’école élémentaire Champollion se sont succédé sur le délaissé routier de la rocade de Dijon, portion située entre les rues de Cracovie, qui dessert le magasin Concept et Flamme mécène de Forestiers du Monde®, et la rue Joseph Kessel, le long de la nouvelle piste cyclable, afin de l’afforester.
Ce sont plus de 250 plants d’essences forestières variées arbres et arbustes qui ont ainsi été plantés par ces collégiens et écoliers en une journée !

Quelques jours avant, Marc DI PALMA et Jean-Noël CABASSY animateurs pédagogiques bénévoles au sein de l’ONGE Forestiers du Monde®, étaient intervenus en classes pour expliquer l’arbre, la forêt, les fondamentaux de l’écologie forestière, les enjeux environnementaux contemporains que sont la protection de la biodiversité ordinaire et la lutte contre l’accroissement d’origine anthropique de l’effet de serre et les incroyables services – on parle d’aménités – que rendent les arbres et les forêts.

Ils ont remis lors de leurs interventions le guide pédagogique « Bâtir la forêt. Ensemble développons la biodiversité et luttons contre l’effet de serre par l’afforestation biodiverse », version imprimée en septembre.

N’oublions jamais que 80% de la biodiversité européenne est abritée par la forêt. Un hêtre à lui seul transpire et évapore 120 litres d’eau par heure en moyenne contribuant ainsi au rechargement des nuages de pluie f.ormés sur nos océans, nuages qui arrosent nos terres au cours de leurs déplacements au gré des dépressions. Les forêts sont garantes localement d’un climat plus clément, d’un habitat pour la faune, et de l’absorption du dioxyde de carbone (CO²), principal gaz à effet de serre responsable de cette hausse de la température moyenne de la Terre.
Aujourd’hui, simplement en plantant des arbres d’essences autochtones, nous pouvons agir pour nous sauver, car ce ne sont pas que nos enfants qui vivront ces crises climatiques majeurs, nous les vivrons avant ou avec eux.
Lydia Claude et Emmanuel Bourguignon enseignent que l’arbre est à la base de la fertilité des sols et que la perméabilité d’un sol forestier est de 100 mm à l’heure (Rappel: la perméabilité d’un sol agricole est de 2 mm à l’heure). Bref, installer des bosquets biodivers contribuera à limiter les crues et les inondations !
En France, l’Assemblée Nationale s’est saisie de cette question environnementale majeure. Le député Madame Anne-Laure CATTELOT a rendu en juillet 2020 son rapport sur la forêt et la filière bois, rapport au sein duquel elle préconise de mobiliser tous les acteurs de la Société Civile et les citoyens pour développer des initiatives en faveur de l’arbre en ville et la végétalisation urbaine.

Rappelons ici que l’accroissement des surfaces forestières est l’un des outils les plus efficaces pour freiner l’accroissement d’origine anthropique de l’effet de serre, premier enjeu environnemental mondial.
L’Union Européenne expose d’ailleurs dans son Pacte vert pour l’Europe ou Green deal sa démarche visant à rendre les villes européennes vertes et accroître la biodiversité des zones urbaines.


Ainsi, chaque nouveau bosquet forestier biodivers contribue à l’accroissement des surfaces forestières par augmentation du nombre d’arbres et apporte une contribution simple et naturelle à la lutte contre l’effet de serre d’origine anthropique (objectif de la neutralité carbone).
Car la nouvelle compréhension des grands processus hydrologiques et géoclimatiques qui déploient leurs cycles au niveau planétaire met en évidence le rôle fondamental des massifs forestiers. Ceux encore présents doivent être préservés et il est urgent de restaurer les massifs forestiers disparus et cela commence par la plantation de haies forestières, de bosquets forestiers biodivers partout où cela est possible en lieu et place de pelouses tondues sans aucun intérêt écologique. Il ne faut pas exclure non plus de débitumiser des espaces afin de les afforester !
Il s’agissait également de présenter aux élèves la plantation par godet. Les plants forestiers en godet de 400 centimètres cubes présentent un taux de reprise bien supérieur à tous les autres du fait de l’intégrité totale du chevelu racinaire. En effet, ce sont des plants issus de la germination d’une graine forestière plantée dans ledit godet.

Ainsi, lorsque la graine germe dans le godet, ses racines se développent dans le terreau et n’attendent plus qu’une plantation définitive pour continuer leur développement sans la moindre amputation ! Les plants en motte, les plants racines nues comme les plants dits « haute tige » (généralement plantés par les communes pour obtenir un résultat rapide !) sont en fait des plants arrachés pour être transplantés ce qui signifie une perte de chevelu racinaire préjudiciable à la reprise et qui plus est source d’infections potentielles du fait de plaies ouvertes que présentent les racines dans le sol par la section des radicelles lors de l’arrachage.
N’oublions pas non plus la question du prix ! Les plants dits « haute tige » coûtent jusqu’à 100 fois plus cher qu’un plant en godet et 10 ans plus tard, ils ont la même taille ! Car les plants « haute tige » vont passer plusieurs années à puiser dans leurs ressources pour reconstituer un chevelu racinaire et lutter contre les éventuelles infections liées aux plaies ouvertes des racines sectionnées lors de leur arrachage pour transplantation. Nombre périssent durant les épisodes estivaux de sécheresses caniculaires faute de disposer d’un chevelu racinaire fort et vigoureux pour extraire de l’eau du sol !
Ce vendredi 27 mars 2026, les collégiens et écoliers étaient tous présents, à tour de rôle, sur le terrain pour apprendre à planter des plants forestiers en godet et les protéger contre les petits herbivores qui attendaient probablement avec impatience leur départ pour tenter de se gaver de ces merveilleux bourgeons prêts à éclore au printemps prochain ! Du broyat était également déposé auprès des plants.

Parmi les essences forestières, citons le chêne pubescent, le merisier, l’orme champêtre, l’érable plane, l’érable à feuilles d’obier, l’érable de Montpellier, le tilleul à petites feuilles, le bouleau verruqueux, le cormier, le pommier sauvage, l’alisier blanc, l’érable champêtre, l’alisier torminal, mais aussi des arbustes comme le genévrier, la bourdaine, le noisetier, le cytise, le nerprun, etc.
Les élèves ont ainsi appris à bâtir une forêt linéaire biodiverse qui contribuera au maintien de la biodiversité ordinaire, à la lutte contre les micropolluants issus de la circulation routière, à l’embellissement de notre paysage routier sans oublier la production d’une ombre salvatrice pour les cyclistes qui emprunteront cette piste cyclable lors des périodes caniculaires qui ne manqueront pas dans les années à venir.
Rappelons ici qu’une telle démarche expérimentale vise à répondre à l’ensemble des enjeux forestiers contemporains de préservation de la biodiversité locale, de lutte contre l’accroissement d’origine anthropique de l’effet de serre, de protection des ressources en eau, des sols et du paysage, de production de bois, d’accueil du public et particulièrement d’éducation à l’environnement des jeunes publics. Les objectifs assignés à cette expérimentation sont tous de même importance et ce en vue de satisfaire conjointement l’ensemble des attentes de la Société Civile.











Nous tenons ici à remercier particulièrement les écoliers et les collégiens qui ont réalisé cette afforestation biodiverse, les agents de Dijon Métropole placés sous la direction de monsieur Christophe FELDER, directeur d’exploitation, qui aura autorisé le projet et financé les matériels forestiers, les professeurs qui se sont impliqués et notamment monsieur François DELORIEUX , professeur d’histoire géographie à l’initiative de ce projet, la directrice de l’école élémentaire Champollion et la principale du collègue Champollion qui ont accepté l’engagement des élèves ainsi que les bénévoles de Forestiers du Monde® (Anne, Annie, Marc, Christian, Bernard et Jean-Noël) toujours présents.


Nous remercions les nombreux élus qui ont accepté de venir découvrir cette démarche pédagogique afforestation biodiverse au nombre desquels Mesdames Nathalie Koenders, Maire de Dijon et Catherine Hervieu, Députée de la côte d’or auxquels fut remis le guide pédagogique « Bâtir la forêt. Ensemble développons la biodiversité et luttons contre l’effet de serre par afforestation biodiverse » avec l’espoir de voir d’autres projets émergés localement.

Forestiers du Monde® invite les citoyens à suivre attentivement cette nouvelle afforestation biodiverse !

