Madame la Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature
Nous sommes des scientifiques spécialistes des tétraonidés, des relations de ces oiseaux avec leurs socio-écosystèmes, ainsi que des biologistes de la conservation impliqués dans des programmes de réintroduction ou de translocations d’animaux sauvages. Nous avons appris votre décision d’interrompre le projet de réintroduction du grand tétras dans les Vosges. Cette décision mériterait reconsidération pour plusieurs raisons scientifiquement argumentées, que nous nous permettons de vous exposer ci-dessous.

Le grand tétras est-il victime du changement climatique sous nos latitudes ?
Sans minimiser les défis que les modifications du climat vont poser aux milieux et aux espèces, un certain nombre de faits méritent considération :
– Sur les centaines de publications scientifiques traitant des facteurs défavorables aux tétraonidés en général et au grand tétras en particulier, les évolutions des conditions climatiques n’expliquent qu’une infime minorité des cas de régression. Une étude dans le sud-ouest de la Norvège, basée sur plus de quatre décennies de suivis, montre même que le succès de la reproduction du Grand tétras et du tétras-lyre a eu tendance à augmenter significativement avec l’élévation des températures printanières et estivales (1).
– Une forte augmentation récente des populations du grand tétras est également observée dans les parcs nationaux de Bavière (Allemagne) et de Sumava (République Tchèque), à des latitudes comparables à celle des Vosges. Cette augmentation résulte, selon les spécialistes locaux, de changements profonds en quelque décennies des structures forestières sur de vastes surface. Ils font suite à des tempêtes et à de grands dépérissements des boisements denses et fermés d’épicéas, au profit d’autres cortèges végétaux plus favorables, nonobstant le fait que les changements climatiques s’y exercent là comme ailleurs. Ainsi, le changement climatique peut-être vu dans certains cas (forêts d ‘épicéas fermées) comme une opportunité pour la faune liée à des forêts plus ouvertes…
Plusieurs populations de grand tétras survivent par ailleurs à des latitudes bien plus méridionales que les Vosges comme en Sierra Cantabrique, (province de Castilla Y Leon-Espagne), où un projet franco-espagnol de renforcement génétique est en cours, au Monténégro, où le grand tétras se porte localement très bien, dans le nord-est de l’Italie (Alpes du Trentin, Haut Adige, Dolomites), les Alpes slovènes, ou le nord de la Grèce. (2)
– La nécessité d’un sol bien enneigé en hiver est souvent, avec de bonnes raisons, évoqué comme nécessaire au Grand tétras. Mais cette nécessité est à nuancer : en Alsace, une petite population s’est maintenue jusqu’à il y a une cinquantaine d’année, en forêt de Haguenau, à 150 m d’altitude, où la couverture neigeuse était très réduite. Il en a disparu suite à une tempête qui fit tomber énormément de pins et qui fut suivie de traitements herbicides comme pratique sylvicole (3). Il est très probable que l’enneigement dans les hauteurs des Vosges reste supérieur à ce qu’il était en forêt de Haguenau à l’époque où des Grand tétras y vivaient. En Ecosse, dans les piémonts Pyrénéens, dans la Sierra Cantabrique, des noyaux de grand tétras perdurent alors même que les chutes de neige sont très irrégulières et où le manteau neigeux ne se maintient généralement pas plus de deux semaines par an.
– D’autres espèces d’oiseaux boréo-alpins souvent associées au Grand tétras sont plutôt en expansion depuis quelques décennies y compris vers le sud, comme par exemple le pic tridactyle, la chouette chevêchette. La gélinotte des bois, un petit tétraonidé dont l’aire de répartition mondiale chevauche largement celle du grand tétras, a fortement régressé dans le nord-est de la France, comme conséquences de profonds changements des structures forestières, et s’est au contraire bien développée jusqu’au sud des Alpes, alors qu’elle était restée confinée durant des décennies dans les Alpes du nord, en suivant la reforestation spontanée ou non des Alpes du sud au cours du XX° siècle (4). Ces faits biologiques signifient simplement qu’à ce jour ce sont d’autres facteurs indépendants du climat qui expliquent les régressions ou les progressions de l’aire de répartition de ces espèces. Et cela fait unanimité il nous semble entre ceux qui soutiennent ou s’opposent au projet de renforcement qui nous préoccupe. Chez les tétraonidés forestiers, typiquement, ce sont les structures forestières et l’étendue des surfaces favorables qui sont déterminantes. Ceci est parfaitement confirmé par une analyse qui compare la distribution de toutes les espèces d’oiseaux présentes dans trois régions de France entre 1850, début de l’aire industrielle et la période actuelle (2015). La conclusion est sans appel : « A l’échelle de 150 ans, les effets des changements des paysages sur l’avifaune dépassent largement les effets du changement climatique » (5).
– Il ne s’agit pas de nier les grandes incertitudes que les changements climatiques à venir pourraient faire peser sur l’avenir des populations de tétraonidés européennes ou américaines, mais, à ce jour, aucune étude n’a révélé de rôle direct ni identifié d’incidences indirectes. Comme l’a montré une méta-analyse paneuropéenne, un facteur déterminant de régression du Grand tétras et du tétras-lyre est l’érosion de leur succès reproducteur du fait d’une forte prédation des nids et des jeunes résultant d’un accroissement des populations de prédateurs de taille moyenne (6). Cet accroissement résulte de plusieurs facteurs interactifs, parmi lesquels les impacts indirects d’une sylviculture qui favorise une augmentation des populations de micromammifères (proies de ces méso-prédateurs), l’augmentation des populations de grands herbivores (donc disponibilité accrue de carcasses dues à la mortalité naturelle et de restes de chasse), et l’intensification de pratiques agricoles en bordure des massifs forestiers (7 et 8).

La pression humaine s’exerçant de nos jours sur le massif vosgiens est-elle incompatible avec la présence du grand tétras ?
Même si la crainte des humains est un facteur déterminant chez des espèces ayant été soumises à la chasse sur de très nombreuses générations, des nuances s’imposent.
– En l’absence de chasse, comme c’est le cas aujourd’hui, des ajustements comportementaux peuvent s’opérer. Dans les Pyrénées, le grand tétras est étudié depuis plus de 40 ans. A l’époque où il était très chassé, il a été démontré que cet oiseau était capable d’ajuster sa distance de fuite en fonction du statut du territoire concerné (réserve de chasse ou terrain chassé), ce qui constitue une forme d’adaptabilité à la pression humaine. Nous avons aussi montré que l’on peut maintenir le grand tétras malgré une forte pression touristique dans des secteurs de tourisme de masse, comme les stations de ski de Superbagnères, Saint Lary Soulan, Ax les Thermes, Formiguères et d’autres, été comme hiver. Cette coexistence est donc possible mais nécessite que les flux touristiques soient canalisés de sorte à préserver rigoureusement des zones de quiétude. Dans les Vosges, de tels efforts ont bien été initiés et promus de manière remarquable par les acteurs locaux. Ils ont abouti à la création de réserves naturelles et d’espaces à statut spécifiques sur une partie des habitats historiques du grand tétras, où la canalisation des randonneurs est effective. Il n’en reste pas moins que la poursuite de tels efforts reste une priorité, là aussi partagée, il nous semble, par l’ensemble des parties concernées.
Si des travaux sur le grand tétras (9) et le tétras lyre (10), ont effectivement montré que les dérangements répétés par l’homme entrainent chez les individus qui y sont soumis une sécrétion accrue de corticostérone (une des hormones du stress), ils n’ont cependant pas montré d’effets démographiques directs tant pour la survie des poules que pour le succès de reproduction. Par exemple, une étude suisse pour laquelle 77 tétras lyre ont été équipées d’émetteurs et soumis à des dérangements provoqués expérimentalement de plus en plus intenses n’a pas montré de différence tant pour la survie des poules que pour le succès de reproduction en fonction de l’intensité du dérangement (11).
Les habitats naturels vosgiens sont-ils encore aptes à abriter des populations viables de grand tétras ? La question fait débat. Nous pensons qu’ils le restent, pour deux raisons :
– De gros efforts ont été consentis sur les habitats du grand tétras dans les Vosges, sous l’impulsion vitale depuis plusieurs décennies du Groupe Tétras Vosges avec le soutien de la Mission Grand Tétras de l’Office National des Forêts, et l’implication des forestiers et des gestionnaires des territoires dont le PNRBV. En termes de surface, ces efforts sont déjà réellement visibles (vieillissement, martelage des coupes encadrées par le GTV, définition d’îlots de sénescence, etc.). Ils ont montré que la restauration d’habitats de qualité est possible et réalisable.
– Paradoxalement les dépérissements forestiers sous l’effet de la chaleur et du déficit hydrique des années récentes peuvent être un autre facteur d’amélioration de la capacité d’accueil du milieu. Ces dépérissements concernent en effet surtout les peuplements d’épicéas communs. Or cette essence a été très largement favorisée ou plantée pour sa valeur économique, bien au-delà de sa distribution à l’origine très limitée dans les Vosges. Les dépérissements et attaques parasitaires (bostryche) sanctionnent le risque qui fut pris au XX° siècle en favorisant l’épicéa au détriment d’essences autochtones mieux adaptées. Ils représentent une formidable opportunité d’observer des successions végétales et forestières favorables au grand tétras et à tout un cortège d’autres espèces, à l’instar de ce qui s’est passé en Bavière et en République Tchèque, comme relaté plus haut, opportunité en accord avec les conclusions de Christian Piedallu (AgroParisTech), spécialiste de la dynamique forestière, consulté par le PNRBV en amont du présent projet.
Reste la question des mécanismes ayant conduit cette population au seuil de l’extinction malgré des récents efforts de restauration de son habitat ?
Outre les menaces évoquées plus hauts et pour lesquelles des mesures correctives ont été initiées trois autres facteurs de déclin méritent d’être considérés dans les Vosges :
– Le poids de la génétique : L’importance de l’état génétique de la population vosgienne de grand tétras n’a attiré l’attention que tardivement. C’est à partir des années 1990, que des biologistes ont suggéré que des renforcements ponctuels soient mis en œuvre dans les Vosges, du fait de la tendance régressive et de la faible taille de la population. Une étude fut commanditée par le GTV à l’Université de Fribourg, compétente en génétique des populations de tétraonidés. Rendue publique, cette étude montrait que le déclin de la population vosgienne de grand tétras s’accompagnait d’un appauvrissement génétique rapide. Les individus se déplacent vers les plus grosses places de chant, probablement à la recherche de partenaires peu apparentés, ce qui entraine la contraction de l’aire de répartition de la population (13a). Or une faible diversité génétique chez les oiseaux entraîne souvent des problèmes de fécondité (12), et probablement de survie. Les auteurs de l’étude suggérèrent un interventionnisme léger consistant à introduite comme donneurs de gènes extérieurs quelques oiseaux issus d’autres populations pour corriger ce problème (13b). Cela n’a pas été réalisé. Le projet de translocation d’oiseaux scandinaves issus de populations prospères de Norvège, même s’il intervient très tardivement, participe au maintien d’une population d’oiseaux génétiquement diversifiés et en partie autochtone de grands tétras dans les Vosges (14 et 15).
– La prédation par les prédateurs généralistes de taille moyenne est aujourd’hui devenue la première cause naturelle de disparition de pontes et de mortalité des jeunes et des adultes de grand tétras, comme de tous les tétraonidés (16, 17). Un faisceau important de travaux scientifiques suggère que cette pression a augmenté un peu partout en France, comme en Europe moyenne et nordique, en l’absence de populations suffisantes de grands prédateurs et de contrôle par l’homme, et sous l’influence de changements environnementaux, qu’il serait trop long de développer ici. C’est un facteur à prendre sérieusement en considération y compris dans ses dimensions éthiques, puisqu’il s’agit de très loin de la première cause de disparition de nids, de jeunes et d’adultes. Des solutions existent pour réduire cet impact, y compris de façon non léthale, comme cela a été mis en œuvre par d’autres pays concernés par la conservation du grand tétras (Espagne, Ecosse, Allemagne, Pologne…).
– Les mortalités par collision de câbles aériens et d’infrastructures : L’OFB a mis en évidence que la mortalité des tétraonidés par collision de câbles aériens (remontées mécanique, lignes électriques) et de clôtures forestières et pastorales, avait un impact négatif significatif sur la dynamique des populations. L’importance de cet effet a été amplement confirmé par l’Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM), regroupant plus de 50 organismes (ONG d’obédience naturaliste et cynégétique, services de l’état) grâce à une base de données sur ces cas de mortalité dans les Alpes et les Pyrénées. L’OGM promeut la visualisation de câbles au moyen de dispositifs appropriés ou de démontage d’infrastructures devenues inutiles. Ce facteur de déclin n’a semble-t-il pas ou très marginalement été pris en compte dans le massif vosgien jusqu’à la conception du projet de translocation. Une des poules issues des translocations des deux premières années de l’expérience a d’ailleurs péri de cette façon-là, ce qui suggère bien que cette cause de mortalité a été sous-estimée dans les Vosges.

L’abandon du projet menace-t-il le rôle qu’a joué le Grand tétras dans la restauration de la forêt vosgienne et de sa diversité ? Le risque et réel pour plusieurs raisons :
– Sa valeur d’espèce porte-étendard et charismatique en fait un élément fort du bestiaire culturel des montagnards. Aucune espèce des montagnes françaises n’est un si bon ambassadeur de la biodiversité montagnarde auprès des habitants et des acteurs locaux. Aucune autre espèce ou cortège d’espèces ne motivera les forestiers, les élus et les gestionnaires des milieux naturels à être attentifs à la forêt de montagne autant que peut le faire le grand tétras. Sa conservation est devenue un enjeu central pour les forestiers là où il est présent, tant en France que dans maints pays d’Europe.
– Pourra-t-on continuer à justifier auprès des populations locales des efforts de réduction de la fréquentation humaine de ces espaces d’altitude, quand on sait qu’aucune des espèces d’oiseaux, de mammifères ou d’invertébrés n’est aussi sensible à notre présence que le grand tétras ? (Même si cette sensibilité est appelée à se réduire, comme mentionné plus haut, plusieurs générations seront encore nécessaires pour cela).
– Les programmes de visualisation ou d’enlèvement des câbles et infrastructures dangereux pour les oiseaux, qui commençaient à voir le jour dans les Vosges grâce au projet risquent aussi de marquer le pas si l’espèce qui avait motivé ces efforts est abandonnée. Or ces mortalités par collision concernent tous les groupes d’oiseaux, des passereaux aux grands rapaces.

Quelques remarques pour conclure :
– La manipulation et le déplacement d’oiseaux ne sont jamais anodins et les considérations éthiques sont légitimes et doivent être prises en compte. La mortalité induite par ces captures doit être mise dans la balance. Le fait que ces prélèvements en oiseaux effectués en Norvège sont déduits du plan de chasse des communautés forestières où ont lieu ces prélèvements (le tableau de chasse du grand tétras en Norvège est de l’ordre de 20 000 par an) peut être vu comme une circonstance très atténuante, mais elle ne dispense pas d’accentuer les efforts vers des modes opératoires permettant de réduire ces mortalités induites, même si la quantité d’oiseaux déplacés est très faible au regard des tableau de chasse norvégiens.
-Malgré le nombre encore réduit d’oiseaux transloqués, les analyses de leur suivis GPS a déjà permis des gains de connaissance indéniables, sur leur faculté à s’adapter à leur territoire d’accueil, à utiliser le paysage, à retrouver les anciens sites de parades et de reproduction. Ils ont largement fréquenté les Réserves Naturelles qui avaient été mises en place avec le grand tétras comme objectif, ils ont su parfaitement utiliser leurs zones d’accueil et n’ont montré aucun comportement de détresse durant les vagues de chaleur de l’été 2026. Au contraire, ils ont su trouver des zones restant assez fraiches inclues dans les domaines vitaux qu’ils s’étaient déterminés dans leur pays d’accueil. La toute récente preuve de reproduction d’une poule introduite ayant passé plus de 600 jours dans son domaine vital vosgien, avec 4 jeunes presqu’en âge de s’émanciper démontre, que l’espèce peut non seulement survivre, mais s’accoupler et se reproduire.
– Ces points positifs ne doivent pas, bien sûr, occulter le taux de mortalité important des oiseaux introduits, les nombreuses questions en suspens, et notre responsabilité face à des êtres vivant auxquels nous imposons notre volonté.
– La réussite d’un projet de réintroduction, quelle que soit l’espèce concernée, n’est jamais acquise, et demande du temps. Il existe des cas d’échec, ou de démarrage très long, mais aussi de réussites plutôt inattendues ou spectaculaires. Plusieurs naturalistes de renom avaient prédit l’échec de la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées, ou du vautour fauve dans les Cévennes. L’avenir leur a donné tort. Il en fut de même avec la cigogne blanche, le hibou grand-duc ou le castor dans le nord-est de la France. Il est vrai qu’avec une espèce comme le Grand tétras la barre est placée haute, mais des exemples allemands et polonais montrent que cela est possible.
– Reste le défi, qui n’est pas le moindre, de renouer le dialogue. Il ne s’agit pas de concilier des points de vue opposés. Ils ont tous deux leurs raisons d’être et méritent le respect. Il s’agit au contraire de se focaliser sur ce qui rassemble, de travailler ensemble en vue d’une nature vosgienne riche et vivante, apte à abriter, si les circonstances le permettent, et dans un avenir à imaginer, qui sait, même des grands tétras. Pour cela, il importe de considérer les opinions de toute nature mais sans oublier les acquis scientifiques sur ces questions, que cette lettre tente de vous faire percevoir.
– Une dernière remarque non scientifique mais d’importance : il faut considérer tous les efforts consentis par la France pour obtenir gratuitement des oiseaux norvégiens. Ces derniers sont très attentifs à ce que tout soit fait pour optimiser les chances de succès de ce projet. Mais ils comprendraient très mal que ce dernier soit abruptement stoppé alors même que son échec n’est pas du tout certain. Cela en outre compromettrait sérieusement les chances d’obtenir des oiseaux (de cette espèce ou d’une autre) pour un éventuel autre projet français.
Aussi, sur la base de ce qui précède, nous avons l’honneur de vous demander de reconsidérer votre décision de suspendre le projet dans l’objectif d’une suite à définir sur des bases renouvelées.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.
Emmanuel Ménoni. Retraité de l’OFB. Spécialiste du grand tétras pour l’OFB durant 40 ans. Auteur de nombreuses publications scientifiques sur cette espèce, dont une monographie. Correspondant pour la France du Groupe de Spécialistes des Tétraonidés de l’UICN. Membre du CSRPN Occitanie. Fortement impliqué dans la rédaction de la Stratégie Nationale pour le Grand Tétras et sa mise en œuvre puis du plan d’action en cours de rédaction.
Jean-Jacques Pfeffer.
Fondateur du Groupe Tétras Vosges. Correspondant pour la France du Groupe de Spécialistes des Tétraonidés de l’UICN.
Gilles Rayé. Ancien chef de mission biodiversité et services écosystémiques au CGDD, porteur de l’initiative de la réintroduction du grand tétras dans les Alpes
Claude Novoa. Retraité de l’OFB Ex-Chargé d’études sur les Galliformes de Montagne à l’ONCFS (OFB). Correspondant pour la France du Groupe de Spécialistes des Tétraonidés de l’UICN.
Bernard Leclercq. Titulaire d’un doctorat d’état sur le grand tétras. Fondateur du Groupe tétras Jura. Co-auteur avec Emmanuel Ménoni d’une monographie sur le grand tétras. Référent Écologie forestière de l’ONGE Forestiers du Monde®.
Gwenaël jacob. Généticien à l’Université de Fribourg. Spécialiste de la génétique des populations, en particulier des tétraonidés. Auteur de plusieurs études sur le grand tétras, dont une sur la population vosgienne.
Ariane Bernard-Laurent. Retraitée de l’OFB. Ex-Chargé d’études sur les Galliformes de Montagne à l’ONCFS (OFB). Correspondant pour la France du Groupe de Spécialistes des Tétraonidés de l’UICN.
Gwenaël Jacob : Chercheur à l’Université de Fribourg (Suisse) spécialisé sur le suivi d’espèces discrètes et la mise en œuvre de plan de gestion pour les petites populations, fondateur de la société AST’ORNIS Sàrl spécialisé dans l’étude de la diversité génétique et l’identification individuelle chez les Galliformes
PS. : Notre argumentaire est basé sur un nombre considérable de publications scientifiques. Nous n’en mentionnons que quelques-unes ici. Leurs références figurent ci-dessous.
1- Wegge P Rolstad J Climate change and bird reproduction: warmer springs benefit breeding success in boreal forest grouse. Proc R. Soc. B. 284:15-28
2-Leclercq, B. et Ménoni, E. Le Grand tétras. Edition Biotope. Mèze. 352 pp.
3-Ménoni, E., 1994b. Statut, évolution et facteurs limitants des populations de grand tétras (Tetrao urogallus) : synthèse bibliographique. Gibier Faune Sauvage- Game and Wildlife. 11: 597-158.
4-Observatoire des Galliformes de Montagne, 2020. Suivi des galliformes de montagne alpins et pyrénéens Bilan de la décennie 2010-2019. 33 p.
5-Clamens, A. 2015. Changes in land use and climate: Consequences for thermophile bird species over more than 150 years in three French regions. Alauda 83(3):219-234
6-Jahren, T. et al. 2017. Declining reproductive output in Capercaillie and black grouse, 16 countries and 80 years. Animal Biology, 363-400
7-Jahren, T. 2017. The role of nest predation and nest predators in population declines of capercaillie and black grouse PhD Inland Norway University of Applied Sciences. Evenstad
8-Jahren, T. et al. The impact of human land use and landscape productivity on population dynamics of red fox in southeastern Norway. Mammal Research. 65 :503–516 https://doi.org/10.1007/s13364-020-00494-y
9-Thiel, D. 2007b. Measuring Corticosterone Metabolites in Droppings of Capercaillies (Tetrao urogallus). Annals of the New york Academy of Sciences 1046:96-108.
10-Baltic et al. 2005. « A non invasive technic to evaluate human generated stress in Black Grouse Ann. N.Y. Acad.Science, do: 10.1196/annals. 1343. 008.
11-Arlettaz R. et al. 2012.- Impacts of outdoor winter recreation on alpine wildlife and mitigation approach: A case study of the black grouse. In (eds): The impact of skiing on mountain environments. 137-154.
12-Bouzat, J. L., H. H. Cheng, H. A. Lewin, R. L. Westemeier, J. D. Brawn, and K. N. Paige. (1998). Genetic evaluation of a demographic bottleneck in the greater prairie chicken. Conservation Biology 12 : 836- 843.
13a- Cayuela, H., Prunier, J. G., Laporte, M., Gippet, J. M., Boualit, L., Guérold, F., Laurent, A., Foletti, F., Jacob, G. (2021). Demography, genetics, and decline of a spatially structured population of lekking bird. Oecologia, 195(1), 117-129.
13b-Jacob et Foletti, 2015. Etude génétique de la population de Grand tétras (Tetrao urogallus) des Cévennes Rapport d’activité 2015.
14-Bouzat, J. L., J. A. Johnson, J. E. Toepfer, S. A. Simpson, T. L. Esker, and R. L. Westemeier. (2009). Beyond the beneficial effects of translocations as an effective tool for the genetic restoration of isolated populations. Conservation Genetic 10: 191-201. 15-Frankham R, Bradshaw C. J.A., Brook B.W.. 2014 Genetics in conservation management Revised recommendations for 50/500 rules. Elsevier Biological Conservation 170(2014) 56-63
16-Moreno-Opo, R. et al. 2015. Is It Necessary Managing Carnivores to Reverse the Decline of Endangered Prey Species? Insights from a Removal Experiment of Mesocarnivores to Benefit Demographic Parameters of the Pyrenean Capercaillie. PLoS ONE DOI : 10.1371/journal pone. 0139. 17 pp.
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